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La commune aujourd'hui

Un peu d'histoire

Démographie

Lieux et monuments

 

Madame, Monsieur,
L'équipe municipale de l'Hôpital sous Rochefort est heureuse et fière de vous faire découvrir à travers ce site, les éléments principaux de la vie économique et sociale, mais aussi de l'histoire de notre village.

 

La commune aujourd'hui

Administration :

Pays : France

Région : Rhône-Alpes

Département : Loire

Arrondissement : Montbrison

Canton : Boën

Intercommunalité : Communauté de communes du Pays d'Astrée

Maire : Dominique Guillin

Mandat : 2014-2020

Code postal : 42130

Code INSEE commune : 42109

Démographie :

Population municipale : 119 habitants (2011)

Densité : 103 hab/km2

Géographie :

Coordonnées : 45°46'29 '' Nord 3°56'04'' Est

Altitude : 411m à 578 m

Superficie : 1,15 km2

Localisation :

carte de France ; L'Hôpital sous Rochefort fait partie du Forez

 

Un peu d'histoire

Située sur l'ancienne route reliant Lyon à Clermont et Limoges, la ville a été un relais important. Un prieuré y a été créé avec un hôpital, puis des hostelleries et des auberges dans le faubourg nord-ouest. Il y avait par exemple celle du "Lion d'Or" où Montaigne aurait logé en 1581 à son retour du voyage d'Italie.

Bien que le prieuré puisse être plus ancien, c'est en 1116 qu'il apparaît dans une charte d'échange entre l'archevêque de Lyon et l'abbaye de la Chaise-Dieu.

Le prieuré est sans défense et doit subir plusieurs pillages pendant la guerre de Cent Ans après 1350. En 1439, le comte Charles Ier de Bourbon accorde aux habitants le droit de construire un rempart autour de la ville. Guillaume Mastin de la Merlée, faisant partie de la famille de la Merlée possédant des biens autour de Noirétable et Saint-Julien-la-Vêtre, il a été prieur à L'Hôpital entre 1467 et 1485. Il a fait d'importants aménagements dans le logis prieural et dans l'église.

Les nouveaux tracés de routes au XVIIIème siècle ont fait éviter le village à la route Royale devenue la route Nationale 89. C'est avec l'arrivée du chemin de fer et la gare de l'Hôpital que le village a retrouvé un peu d'animation.

 

Démographie

En 2011, la commune comptait 119 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIème siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année.

 

Histogramme de l'évolution démographique

 

Lieux et Monuments

 

Église Notre-Dame

Ancienne église du prieuré dépendant de l'abbaye de la Chaise-Dieu depuis l'accord de 1116 avec l'archevêque de Lyon. Il ne reste de l'église romane que le carré de la croisée du transept.

La nef a été refaite au XVème siècle ainsi que le clocher terminé en même temps que l'enceinte du village. La voûte de la nef a été refaite par la prieur Guillaume de la Merlée. La voûte initiale était voûtée en berceau en plein cintre. Les croisillons et la travée du chœur sont voûtés en berceau brisé. Sur chaque croisillon sont ouvertes des chapelles avec absidioles communiquant avec le chœur. Le chœur comprend une travée droite se terminant sur une abside hémi-circulaire voûtée en cul-de-four.

 

Le chœur a conservé des peintures murales du XVème siècle. Elles étaient connues depuis le XIXème siècle. En 2002, le restaurateur G.Emond a établi la stratification de celles-ci entre le XVème et XVIème siècles.

Le prieur Guillaume Mastin de la Merlée a fait peindre, vers 1485, les symboles des évangélistes sur la voûte de la travée du chœur.

La représentation de la Résurrection sur la voûte en cul-de-four de l'abside a été commandée par son successeur, Claude Raybe de Saint-Marcel d'Urfé, prieur de 1485 à 1509. Au XVIIIème siècle ont été ajouté des scènes de la vie de la Vierge en camaïeu bleu par dessus les peintures du XVème représentant le Jugement dernier - Annonciation à droite et Visitation à gauche - avec des motifs (pampre de vigne, pots à feu ...).

Ces deux étapes de peinture ont été séparées par G. Emond et l'on peut admirer les peintures du XVème en place (enfer à droite et paradis à gauche). Les peintures monochrome du XVIIIème ont été installées à l'entrée de l'église sur le mur de gauche.

L'église possède une très belle statue de Vierge à l'Enfant attribuée à l'école de Michel Colombe. Mais elle peut aussi avoir été exécutée par Jean de Chartres qui a travaillé pour les ducs de Bourbon dans la mesure où elle a été commandée par le prieur Claude Raybe de Saint-Marcel d'Urfé qui en était le conseiller au début du XVIème siècle.

 

Prieuré

Les bâtiments se trouvaient autour d'une cour rectangulaire. Le corps de bâtiment nord, intégré au rempart comprend deux tours. Une porte du corps de bâtiment sud, aujourd'hui murée, permettait d'accéder à l'église. Les bâtiments ont été remaniés par le prieur Guillaume de Merlée, de grandes cheminées portent ses armes. Le prieuré a commencé à décliner au XVIIème siècle. Le prieuré a été vendu comme bien national à la Révolution et divisé en plusieurs lots. Il a été ravagé par un incendie en 1960.

 

Il est actuellement en copropriété entre des privés et la commune. La partie communale a en partie été restaurée, façades, toitures et huisseries.

 

Porte de Boën

C'est un reste du rempart entourant le village construit à partir de 1439,

seule porte présentant des restes de mâchicoulis. Elle est adossée à une maison forte.

Maison Coupat

La maison a appartenu à la famille Coupat jusqu'en 1936. Cette famille était présente dans le village depuis le XVIe siècle comme des bourgeois aisés, maîtres de postes, magistrats et notaires. Puis après avoir été la propriété des hospices de Boën elle est revenue à des privés qui en ont fait des chambres d'hôte.